L’apparition de la technique du pastel se situe vers
le XVème siècle en Italie et trouve sa source dans l’évolution de
l’utilisation de la «pierre rouge» ou sanguine dans le dessin.
Cette sanguine naturelle est une variété
d’hématite dont la dureté et la nuance brun rouge varient en fonction de
sa provenance et de sa teneur en oxyde de fer.
Si
l’on se réfère à l’évolution ethnologique, le dessin prend toute son
importance entre le XIV et le XVème siècle avec la diffusion du papier.Au XVème le dessin devient une technique à part entière et la sanguine y trouve une place de choix.
Le désir des artistes d’élargir la palettes des tons va conduire à rechercher des bâtons de couleurs, le pastel apparaît comme le prolongement de la sanguine.
Quel est l’origine du nom «pastel» pour l’appellation de cette technique ?
Deux version sont avancées :
Deux version sont avancées :
La première remonte à l’utilisation par Léonard
de Vinci du terme «pastello» qui désigne la forme crayon de couleur ou
bâtonnet qui donnera pastel en français.
La deuxième a pour origine les bains de teinture
réalisés avec la plante : pastel dont on extrait le bleu indigo. Cette
méthode de teinture sera utilisée avec d’autre plantes comme la garance
pour les rouges, la gaude pour les jaunes, mais ce procédé ne permet
d’obtenir que des tons dégradés !
Parallèlement l’utilisation des pigments s’imposent pour les tons vifs et soutenues.
Le pastel ou peinture à sec fut l’ancêtre des crayons de couleurs.
Parallèlement l’utilisation des pigments s’imposent pour les tons vifs et soutenues.
Le pastel ou peinture à sec fut l’ancêtre des crayons de couleurs.
Après teinture des étoffes dans les bains il
demeurait une mousse colorée en surface dénommée «fleuré de pastels».
Afin d’utiliser ces «déchets» est né l’idée de teindre de la craie
naturelle blanche avec le fleuré de pastel ce qui donna naissance à des
craies au bleus plus ou moins dégradés en fonction de la concentration
du fleuré de pastel. Ainsi une plante aurai donnée son nom à une
technique.
Le pastel est constitué de poudre colorée solidifié à l’aide d’un liant, sous forme de bâton carré ou cylindrique. En fonction de la nature et de pourcentage de liant (ou agglomérat) utilisé cela donnera naissance à des pastels de dureté variable : le pastel tendre, le pastel demi-dur, le pastel dur.
De nos jour subsiste le pastel tendre ou pastel sec, le demi-dur se présente sous forme de craie d’art (type carré Conté).
Le pastel dur à donné naissance au crayon pastel.
L’usage du pastel est très lié au support, à savoir : le papier ! de part sa nature poudreuse le pastel nécessite des supports qui accroche le pigment et les papier chiffons peu encollés du XVI et XVIIème siècle vont répondre à cette exigence.
En 1901, Degas s’adresse à Sennelier pour développer une palette de
tons, il cherche à pallier un manque de nuances dans sa gamme. En effet,
lui et d’autres peintres impressionnistes recherchent une palette de
tons plus vastes. Ainsi débute la mise au point des pastels à l’écu.
Gustave Sennelier
découvre la qualité de charge naturelle lui permettant de dégrader les
tons tout en conférant une luminosité exceptionnelle et une onctuosité
particulière. Il mettra ainsi au point une gamme chromatique aux nuances
incomparables, utilisées par les grands maîtres du XXème siècle à
aujourd’hui.
Nuancier Pastels à l'ECU Sennelier
Nuancier Pastels à l'ECU Sennelier
